Entre mémoire historique et pulsions contemporaines, l’artiste nous invite à une déambulation où le regard devient un acte de résistance.
« J’acte la création en photographiant le réel, là où seul l’instant présent confère à l’image sa dimension d’unicité. » – Marc Gaillet
L’instant présent comme acte de création
Cette phrase de Marc Gaillet résume à elle seule l’ambition de l’exposition. Pour l’artiste montpelliérain, la photographie n’est pas une simple captation, mais un geste affirmé où le vent, la lumière et l’atmosphère de l’instant donnent à l’œuvre son caractère irrépétible. En utilisant à la fois les codes de la pop culture et ceux du sacré, il saisit l’instant de liberté et le vertige de la responsabilité.
Une traversée des époques
Pensé comme un véritable voyage visuel, le parcours emmène le visiteur de l’Antiquité à aujourd’hui. Marc Gaillet tisse des liens entre la mémoire collective et des expériences intimes, faisant dialoguer les époques.
Dès l’entrée, l’œuvre phare pose une tension entre pouvoir et croyance, suggérant des cycles historiques qui semblent se rejouer sans fin. Le parcours se prolonge d’ailleurs jusque dans l’exposition permanente du musée, créant une continuité entre les œuvres de l’artiste et les vestiges du passé.
Entre lucidité et fragilité
Plusieurs étapes marquantes jalonnent cette exploration :
La force de la lucidité : Une installation centrale mêlant végétation et entraves, inspirée par Simone de Beauvoir, interroge notre capacité à ignorer le réel qui nous entoure.
Figures de liberté : Une photographie d’une main aux ongles vernis de rouge évoque Hypatie d’Alexandrie, rappelant la fragilité de la pensée courageuse face à l’obscurantisme.
L’humain face à l’extrême : À travers des références au film Voyage au bout de l’enfer, l’artiste explore la bascule dans la folie et la perte de repères liées à la guerre.
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Pourquoi visiter cette exposition ?
« Jusqu’au bout de l’humanité » est une invitation à ralentir. Dans un monde de flux permanents, Marc Gaillet nous propose une traversée sensible et engagée. La présence discrète de la végétation tout au long du parcours symbolise une forme de vie organique qui persiste, quels que soient les drames humains.
C’est une expérience immersive qui nous rappelle la nécessité de rester attentifs, de continuer à s’interroger et, peut-être, de créer pour ne pas sombrer dans l’indifférence.
Informations pratiques :
Dates : Du mercredi 1er avril au dimanche 21 juin 2026.
Lieu : Maison des Consuls (Les Matelles).
- Plus d’info : https://grandpicsaintloup.fr/evenement/exposition-marc-gaillet/
Site de l’artiste : www.marcgaillet.com/musee-des-matelles
Saison 2026 à la Maison des Consuls : Un dialogue entre photographie, poésie et paysages locaux
La Maison des Consuls continue de surprendre ses visiteurs. Pour cette saison 2026, deux nouvelles expositions temporaires d’une grande audace viennent enrichir le parcours permanent, offrant des perspectives uniques sur l’art contemporain et le patrimoine local.
Soulages : L’intimité du maître sous le regard de l’objectif
Du 4 juillet au 27 septembre 2026, le musée se place sous l’étoile de Pierre Soulages avec l’exposition « Soulages, regard objectif ». Ce projet est le fruit d’une collaboration intime entre le photographe Christophe Hazemann et le poète Jean-Yves Tayac, deux artistes ayant tissé un lien privilégié avec le maître de l’outrenoir.
L’exposition propose une réinterprétation visuelle et littéraire de l’œuvre de Soulages. D’un côté, l’objectif de Christophe Hazemann saisit la matière et la lumière des toiles pour en proposer une vision renouvelée. De l’autre, les mots de Jean-Yves Tayac, extraits de ses ouvrages dont le futur « Soulages. Entre nous », dévoilent une facette plus secrète, touchant à l’homme derrière l’artiste de renommée mondiale.
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Thomas Verny : Une odyssée picturale autour du Pic Saint-Loup
Pour clore l’année en beauté, du 14 octobre au 20 décembre, la Maison des Consuls invite le peintre et pastelliste Thomas Verny. Passionné par les paysages méditerranéens, l’artiste présentera un travail titanesque : « Les cent vingt vues du Pic Saint-Loup ».
Ce corpus, réalisé entre février et juin 2026, est une véritable cartographie artistique du Grand Pic Saint-Loup. Thomas Verny a parcouru les 36 communes du territoire pour peindre sur le motif cent vingt petits formats capturant les variations de lumière et de relief de la montagne emblématique. L’exposition présentera également de grands formats réalisés en atelier, offrant un contraste saisissant avec les esquisses prises sur le vif.
Informations Pratiques
Lieu : Rue des Consuls, 34270 Les Matelles
Horaires :
Juin à Septembre : Tous les jours (10h-13h / 14h-19h)
Octobre à Décembre : Mercredi au dimanche (14h-17h)
Tarifs : 5 € (Gratuit pour les moins de 18 ans)
À noter : Le musée sera fermé pour le montage des expositions du 22 juin au 3 juillet et du 28 septembre au 14 octobre inclus.
Ne manquez pas ces temps forts ! Des ateliers et des visites guidées viendront ponctuer la saison pour permettre à tous les publics de s’approprier ces œuvres. Plus d’infos sur : www.maisondesconsuls.fr ou grandpicsaintloup.fr